CNEP SETIF
1996 - 1999
Pin maritime, Alger, Algérie.
MLM
Ce bâtiment est le 1er projet réalisé par MLM. Gagné à l’issue d’un concours exemplaire, le projet comporte le siège régional de la cnep ainsi que des espaces de bureaux à louer, première initiative du genre à l’époque.
Situé sur le boulevard de l ALN, non loin de la wilaya, la Cnep souhaitait marquer la présence de l’institution bancaire par un élément haut..
L’exercice aura été de dessiner une tour qui ne soit pas simplement une bougie posée sur un socle mais un projet multi-usagers échelles qui intègre et enrichit son environnement immédiat.
Le thème de l’équerre est exploré dans toutes ses potentialités. Le socle et la tour ne font qu'un. Une attention particulière est apportée à l’organisation des espaces, faisant la part belle aux circulations ouvertes sur l’atrium principal donnant sur le boulevard et le parc alors que les fonctions de travail sont posées au nord ,plus calme.
C’est aussi un hommage au travail sur la ligne cher à Ciriani..
Prix national d'architecture1999
Prix du président 1999
GIRFS bureaux
2002 - 2004
GIRFS bureaux
Immeuble de bureaux à Oued Kniss
Raven de la femme sauvage, Alger, Algérie
5000 m²
MLM, F. Bennacef
Le programme :
Essentiellement promotionnel, il développe 5000m² de bureaux dont 1000 m² constitueront le siège social de SOFINANCE, organisme financier et unique acquéreur du projet.
L’espace de bureau : entre « banalisation et dédicace »
en Algérie, est un espace en devenir, il doit opérer une transition entre le bureau traditionnel fermé, onéreux et peux convivial, et l’open-space rentable mais ou l’absence de repères personnalisées peut influer négativement sur la psychologie de l’utilisateur non encore rompu à ce type de spatialité.
Dès lors, nous avons opté pour un espace mixte qui allie un open space « banalisé » encadré par des unités de bureau fermées « dédiées » (bureaux directionnels, salle de réunions, chef de bureaux …)
De l’architecture en général au projet d’architecture en particulier :
Convaincu que l’architecture « moderne » est encore d’actualité en Algérie, nous avons investi le projet avec quête triptyque : fonctionnalité, simplicité et lisibilité.
Notre attitude quasi Virtruvienne peut, à notre sens, constituer une ébauche, un angle d’attaque (certainement pas le seul) du sens à donner à la pratique architecturale dans notre pays.
Notre démarche, quasi rituelle, à été de recherche le point d’équilibre instable entre le « génie » même maléfique du lieu, les poussées intempestives et gourmandes du « programme » et l’impertinente légèreté de la « forme ».
Concilier forme et fonction, objet et lieu, exacerber « esthétique » du lieu) travers l’objet, contaminer un morceau de vide par l’espace sensé….
Tout cela résumerait notre manière d’écrire l’architecture.
CNEP IMMO
2006 - 2010 | 2010 - EN COURS
Commande privée
Hydra, Alger, Algérie.
800m²
IMMEUBLE DE BUREAUX
SAFEX
2007
Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance
Setif, Algérie.
6000 m²
MLM, Katia Fasla
L’espace de bureau a connu une évolution qualitative remarquable, il n’est plus considéré comme une réponse spatiale à un organigramme, mais un vecteur de productivité et un axe de promotion de l’image de l’entreprise, ou du promoteur.
C’est dans cette optique que nous situons la problématique posée par le promoteur.
Les maîtres mots qui nous guideront dans notre démarche conceptuelle seront :
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Identification ;
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Lisibilité ;
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Durabilité.
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La lecture du programme fait ressortir un souci de modularité et de flexibilité puisque les espaces sont destinés a la location.
L’approche analytique du programme permet de réduire de « le champ des possibles » et de retenir l’option la plus adéquate pour contenir le programme.
C’est ainsi que nous avons défini un « module efficace » apte à absorber les différents sous programmes.
Ce module d’une longueur de 6m et d’une largeur modulée à de 5.40m permet d’avoir une entité locative minimale de 30m².
La profondeur permet d’avoir un éclairage au premier jour naturel. La trame de 5.4 permet de caler un parking normatif.
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Les bureaux s’organisent autour d’une « epine technique » centrale qui regroupe circulations et dépendances.
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Un soin particulier devra bien sur être accordé à l’espace d’accueil principal l’atrium qui devra apporter une touche de monumentalité à l’ensemble.
La salle polyvalente :
C’est un sous programme important la salle devra permettre la tenue de conférences, congrès et autres manifestations, elle devra pouvoir fonctionner en parfaite autonomie par rapport aux bureaux et devra donc disposer d’accès et de dépendances propres.
L’écriture architecturale fait ressortir les différentes fonctions du projet à savoir, une transparence pour les espaces,de réception et d’accueil et ouvertures verticales pour les bureaux et une opacité pour la salle polyvalente.
Centre national de formation des personnels des collectivités locales
2009-2022
Batiment Administratif, amphithéâtre et hébergement.
35 000 m²
MLM
Consulat de France
2007 - 2008
Consulat de France
Algérie Alger
MLM
SIDI YAHIA IMMEUBLE
2007
Alger, Algérie.
MLM
Le front linéaire: une évidence urbaine
Compte tenu de la faible épaisseur à construire (-de 15m),de la configuration géométrique du site(+de 100m de façade) il nous a semblé évident d'opter pour une solution linéaire,à même de"tenir" l'échelle du lieu, offrir une continuité de lecture et d'optimiser les droits à construire,s'agissant d'un investissement par ailleurs,
la double voie existante,ayant des dimensions réduites,un front bâti linéaire "brut de décoffrage"ne pouvait être envisagé -cela aurait eu pour effet de "saturer" visuellement de boulevard -un travail de "séquençage"en plan et en volume s'est avéré nécessaire.
Un front aéré ; une "hygiène"urbaine
Aérer le front urbain, s’opère par décomposition du bâtiment linéaire en différentes épaisseurs, offrant profil pyramidal par rapport à l'axe du boulevard
Par ailleurs, les parties les plus avancées du bâti ce décomposent en "plots", ce qui apporte des séquences dans le parcours du piéton
La galerie: élément fédérateur de l'espace urbain algérois
La culture urbaine algéroise se caractérise par la galerie commerçante, qui offre à moindre coût une qualité indéniable de l'espace public et en assure une relative homogénéité puisque l'expression personnalisée des commerces ne se lit qu'en second degré
C’est en élément urbain, fédérateur qu'il nous a semblé intéressant de promouvoir.
Au niveau du projet, la galerie surmontée de deux niveaux de bureaux, apporte une échelle de proximité en rapport avec les bâtiments existants (entre R+2etR+4)
Organisation des fonctions
L'organisation des fonctions est hiérarchisée en fonction du rapport qu’elles ont au public.
Les commerces, conçus en "one flat" s'organisent le long de la galerie commerçante. Ils peuvent s'étaler en duplex si la demande se fait sentir.
Une charte graphique sera établie pour assurer la cohérence des vitrines.
Les immeubles de bureaux, sont accessibles au niveau des percées, ménagées entre les plots-galerie, ces derniers qui disposent d'une entrée "dessinée" se prolongent par un hall double hauteur qui rehausse le standing de l'immeuble.
Hormis les sous-sols dont la fonction est contraignante du point de vue formel, les autres niveaux de vie présentent une souplesse en matière d'épaisseur, dés lors que cette dernière respecte les minimas vitaux.
Aérer le projet a pour but de le rendre plus sensible au site largement saturé, il nous fallait le décomposer en séquences (plots) pour éviter l'effet "masse" qu'aurait Induit un front continu en plan et en volume.
C’est aussi; travailler sur la coupe en y intégrant des plans décalés
Le plan de l’étage courant (bureaux) est continu, il est irrigué par trois noyaux de circulation verticales ce qui permet d’en moduler l’utilisation avec une surface minimale à offrir de 180m².
Cette disposition permet d’offrir une lecture globale du projet et permet en même temps une flexibilité d’usage.
Lecture architecturale :
C’est d’abord une écriture « de ville ». Par cela nous entendons offrir plusieurs échelles de lecture allant de la plus petite (galerie, le commerce en tant qu’expression personnalisée cadrée) jusqu’à l’attique continue (le dernier niveau) en passant par des volumes, relais d’échelle, qui auront un traitement particulier.
La couleur comme signal architectural :
L’écriture architecturale, outre un travail sur des plans opaques, semi opaques et transparents, francs et lisibles veut introduire une nouvelle sémantique liée a l’utilisation de la couleur, d’autant plus que la lumière d’Alger s’y apprête de façon particulière.
C’est ainsi que le plan intermédiaire, se verra colorié selon une composition aléatoire (bien que modulée) qui apporte une touche d’originalité discrète au projet – ce sera l’élément « marketing » de l’ouvrage.
L'Entreprise Nationale des Granulats
2011-2017
Bâtiment de Bureaux
3500 m²
MLM
Réalisation de la nouvelle chancellerie de Suisse
Alger
2011-2017
Nouvelle chancellerie de Suisse, Alger.
1000 m²
MLM /Office fédéral des constructions et de la logistique , Confédération Suisse
L'ARPC
2015
Alger, Algérie.
MLM
LE SIEGE DE L'ARPC: VERS UNE ARCHITECTURE ‘ORDINAIRE’
Les programmes tertiaires quand ils doivent abriter des sièges sociaux ne sont jamais muets. Ce ne sont jamais des mètres carrés à organiser pour que cela fonctionne tout court. Ils portent en eux une ambition, une image, une identité, un message...
S'il est aisé dans la monographie abondante de l'architecture de trouver les mots pour écrire un siège social d'une banque ou d'une grande entreprise, l’exercice devient plus délicat dés qu’il s'agit d’écrire une institution publique chargée de promouvoir et édifier les grands projets culturels du pays...À fortiori à ce moment précis de notre histoire caractérisé par un profond déni de soi en tant qu'acteurs majeurs dans la définition de nos propres choix architecturaux voire sociétaux...
Dessiner le siège pour l'ARPC est de fait dans ce registre de questionnements... Qui et que doit il célébrer ?
Dessiner le siège de l’ARPC, aujourd’hui, est forcément un acte politique ambitieux qui, au-delà de la beauté de l'œuvre, se préoccupe du sens à donner à l'œuvre.
LE SITE: UNE BELLE INGRATITUDE
Le site retenu pour l'édification du futur siège de l'ARPC est pour le moins inattendu !
Il se situe dans les hauteurs du quartier lotissement Michel, à la frontière du quartier résidentiel de Ben Omar. Il à les "pieds" englués dans ce que ces quartiers périphériques, oubliés de l’action publique, ont d'indéchiffrable si ce n'est leur structure urbaine fragile et, de par sa topographie, la "tête" dans le ciel de cette partie d'Alger qui regarde la splendeur de la Mitidja...
Sa forme longiligne, étirée sur près de 100 m le long de la rue puis de la ruelle présente un rapport de 1à 5 (entre sa longueur et sa largeur) est rendue quasi impraticable par la présence en son centre d'une bâtisse imposante (en plan et en élévation) qui en devient le centre de gravité ou du moins le centre des masses...
Son règlement d’urbanisme copié collé sur celui d'une construction à usage d'habitation, légitime à cet endroit, vient corser la problématique et confère au site de la plus ancienne fabrique de bougies d'Alger une belle ingratitude...
LE PROGRAMME: UN LIEU DE GESTION ET DE REFLEXION…
Le programme affiché et un programme somme toute ordinaire de siège social. Nous y avons retenu, de par la fonction même de l'ARPC, une vocation de gestion, de recherche, de réflexion et de prospective lié aux équipements du secteur de la culture.
Nous y avons décelé par ailleurs une volonté de la maîtrise d'ouvrage de créer les conditions de quiétude, de sérénité et de convivialité propice au travail de groupe et par extension au partage et à l'émergence d'un sentiment d'appartenance à un groupe soudé mû par les mêmes valeurs et la même ambition...Le "vivre ensemble" devient dans ce cas de figure aussi important que "le travailler chacun pour soi".
LE PROJET: UNE MODERNITE ALGEROISE
Dès les premiers dessins que nous a suggéré le site, sa topographie, don règlement, la typologie de bâtiment linéaire nous a semblé être une évidence au regard de l''organigramme et de la taille des différentes directions qui constituent l'ARPC…
Toute la subtilité de la réflexion va porter d'une part sur l'entre-deux qui lie ou sépare (c’est selon) les entités programmatiques que sont les épaisseurs de bureaux et sur la figure urbaine de l’ensemble, son insertion dans le site, son rapport d'échelle avec son environnement immédiat et le dialogue qu'elle peut entretenir avec la bâtisse existante.
Comment poser 3000 m² de bureaux qui aient l'air deux fois moindres!
Telle est la question architecturale et urbaine centrale que nous nous sommes tout de suite posée après avoir croisé site, programme et formes possibles...
PROGRAMME :
Le projet s'installe en longueur le long de sa limite Nord (avec le lycée mitoyen).
Le programme de bureaux occupe la partie la plus vaste au sud alors que le bloc de logements de fonction occupe la partie la plus étroite et le plus calme côté accès au site...
La côte altimétrique de référence (0.00) est la côte accès supérieur. Elle nous servira de cote rez-de-chaussée pour la présentation du dossier de permis de construire.
Profitant de la topographie du terrain, la partie bureaux se pose sur un socle de parking pour 31 voitures accessible à partir de la rue.
Le programme du siège proprement dit se développe sur 4 niveaux sur parking.
Son niveau d'accès principal se situe en contrebas par rapport à la cote de référence. Ce niveau regroupe le hall /atrium, espace majeur du projet, largement ouvert sur la rue et sur le site. Il distribue la direction des finances et des programmes et un espace polyvalent multi-usages qui, ouvert, peut être le prolongement du hall et une fois fermé à l'aide d'une cloison vitrée coulissante peut recevoir 90 personnes assises.
Le 1er étage permet un accès haut, calé sur la cité de référence, et distribue de part et d'autre de l'atrium la direction technique et le centre de documentation.
Le 2ème étage, en retrait, plus ramassé, comporte la direction de l’administration générale et un foyer/cafétéria en proue, qui profite d'une terrasse ouverte sur le paysage.